Passionné de littérature, j'écris des nouvelles et autres textes courts. J'ai aussi commis deux romans dont un qui vient de sortir sur Atramenta.net : le long chemin de l'oubli. il est aussi en vente sur Amazon et dans toutes les librairies, digne de ce nom. J'affectionne aussi le dessin,la peinture : Aquarelle-Pastel-Huile, la sculpture sur bois.portraits de leo ferré, brassens. sculpture sur bois
Les murs sont bleu clair, la couche sur laquelle je suis étendu est recouverte d’un drap blanc qui semble traîner par terre ; en dehors de cela, il n’y a rien d’autre, pas un meuble, pas une chaise.
La dernière infirmière qui est venue m’a appelé, je ne sais plus comment !...je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle a dit. Elle est repartie sans rien dire, les mains dans ses poches. Elle n’a même pas rempli le petit flacon duquel sort un tuyau qui vient à mon bras et où il semble collé, pourtant, il paraissait bien vide. Je ne le sens même pas sur mon bras. Je ne me sens pas les jambes non plus. Je ne peux pas les bouger, pourtant, je suis libre ! Je ne suis pas attaché !...Je voudrais bien remuer les jambes pour aller marcher, mais rien, c’est pourtant pas le vide, le sol n’est pas bien loin !
J’ai bien essayé de m’appuyer sur mes coudes et me relever le haut du corps pour voir par la fenêtre. L’intention y était, mais rien ne s’est passé. J’ai beau faire le tour, une seule chose fonctionne. Oh, presque rien ! Je peux remuer les paupières. J’ai l’impression d’être vidé après tous ces vains efforts. Affalé sur le lit, J’ai la sensation d’être une chose creuse, sans poids, qui pourrait s’envoler au moindre courant d’air. J’ai la sensation, maintenant, que mon corps flotte, ondule légèrement, provoquant la fermeture de mes paupières, à la manière des poupées d’antan qui, lorsqu’on les mettait en position allongée, abaissaient les paupières pour nous faire croire qu’elles dormaient.
Un rayon de soleil m’éblouit alors que je me réveille, des tuyaux me sortent du nez, de la bouche. Des bruits plus ou moins réguliers me bourdonnent dans les oreilles, une sonnerie retentit un peu plus loin, une porte s’ouvre, une blouse puis deux blouses blanches arrivent et puis rien, le vide.