Passionné de littérature, j'écris des nouvelles et autres textes courts. J'ai aussi commis deux romans dont un qui vient de sortir sur Atramenta.net : le long chemin de l'oubli. il est aussi en vente sur Amazon et dans toutes les librairies, digne de ce nom. J'affectionne aussi le dessin,la peinture : Aquarelle-Pastel-Huile, la sculpture sur bois.portraits de leo ferré, brassens. sculpture sur bois
Elle vient de finir son repas et s’apprête, le temps de digérer, à faire une sieste. Elle en a un peu marre du stress, si en plus, il lui faut manger avec un lance pierre ! Elle ne sait pas ce qu’elle va faire de sa soirée et hésite entre la télé et la lecture. Elle opte pour le petit écran. Lire, c’est moins son truc, bien que, lorsqu’elle boude, elle ne dédaigne pas de ronger son frein sur un bouquin. Elle préfère les histoires toutes faites à la télé. Allongée sur le sol, c’est encore mieux, elle a l’impression d’être dans une salle de cinéma, l’écran fait vue panoramique. Elle vient d’arriver dans le salon. La télé est déjà allumée, dès qu’il rentre du boulot, c’est son premier geste, le deuxième est de s’affaler sur la banquette et même quelquefois de s’y endormir. Faut dire qu’à part çà, il ne fait pas grand-chose et comme ce soir il a bu, il ne dînera même pas ! Elle ne l’aide pas non plus, son univers est assez grand comme cela, alors si en plus elle devait faire le ménage !
Il vient de quitter le canapé, sur lequel il était allongé et va se coucher. Elle en profite pour prendre la place toute chaude, le regard rivé sur l’écran.
Elle a beau aimer les histoires toutes faites, si elles ne sont pas belles on s’en lasse !... Déçue, elle quitte son petit confort et se dirige vers la chambre. Dans le couloir il fait sombre, l’ampoule est grillée depuis quelques jours déjà et il n’a rien fait pour y remédier. Le ménage n’ayant pas été fait non plus, elle se heurte à divers ustensiles hétéroclites qui encombrent le sol, alors elle avance « au petit bonheur la chance » pestant contre cette négligence.
Un rayon lumineux sort de la chambre dont la porte est restée entrouverte. Elle se glisse subrepticement à l’intérieur. Avant de le voir, elle l’a entendu !... Il ronfle, comme à chaque fois qu’il a but ! Heureusement d’ailleurs, car sinon elle aurait pu penser qu’il n’était pas là. Le lit est défait, mais vide !... Il gît sur le sol, probablement après être tombé. Elle n’en a cure et s’en va se blottir dans les draps. Elle est habituée à ces péripéties nocturnes et de toutes manières, elle n’aurait pas pu le relever ; cent kilos seraient pour elle impossible à bouger, même cent fois moins eut été démesuré. Elle ne sait pas non plus, comment il va réagir, lorsqu’il reprendra sa place dans le lit. Aura-t-il seulement conscience d’une présence à ses côtés ?
C’est la nuit, par les persiennes entrouvertes, les lampadaires de la rue drainent quelques raies de lumières à l’intérieur de la pièce, malgré cela le sommeil est le plus fort, elle s’endort dans une nuit sans fin… Quelques heures plus tard, Il s’est relevé encore comateux, et, dans un dernier mouvement, cherchant à regagner sa couche il s’y est affalé de tout son poids.
Au lever, il eut un geste de révulsion lorsqu’il aperçut sur le drap, à l’endroit même où il s’était couché, du sang et le cadavre écrasé d'une souris, qui à son insu, lui tenait compagnie.