Passionné de littérature, j'écris des nouvelles et autres textes courts. J'ai aussi commis deux romans dont un qui vient de sortir sur Atramenta.net : le long chemin de l'oubli. il est aussi en vente sur Amazon et dans toutes les librairies, digne de ce nom. J'affectionne aussi le dessin,la peinture : Aquarelle-Pastel-Huile, la sculpture sur bois.portraits de leo ferré, brassens. sculpture sur bois
La mort sous les souliers
Il était une fois, un très grand désert de sable, peuplé de dunes toutes plus gigantesques les unes que les autres, s’étendant bien au-delà de l’horizon. Personne n’avait d’ailleurs su vraiment jusqu’où ce désert allait. Rares étaient les créatures qui pouvaient y survivre et combien même il y en aurait eu, il ne fallait pas qu’elles soient bien exigeantes avec la nature. Quelques brindilles par ci, par là, permettait à notre araignée de tendre patiemment sa toile. Alors que le jour, elle s’était abritée du soleil en s’enterrant à moitié dans le sable, la nuit venue elle se remettait au travail avec acharnement, retournant ensuite s’ensevelir dans le sable, aux aguets, attendant patiemment ses proies pourtant rares en ces lieux inhospitaliers. Instinctivement, elle le savait, c’était au cours de ces nuits sans lune, juste avant l’aube, lorsque le soleil n’incendie pas encore l’horizon de jaune orangé virant au rouge feu, que la pitance se jetait dans ses filets. Elle remua le sable autour d’elle au risque de se montrer, et faire fuir sa proie potentielle. Elle avait cru entendre un murmure, à demi convaincue, « peut-être un mirage » elle tendit l’oreille. Un bruit strident ressemblant à une horloge se fit entendre. Ce brouhaha, en cet endroit lui parut vraiment très bizarre. Le soleil s’était levé, d’un coup, une ombre géante vint courir sur la dune à tel point qu’il fit presque nuit noire au dessus d’elle. Une masse noire, puis deux de formes plates, cent fois plus grandes qu’elle, entraînèrent devant elles un grand glissement de terrain l’ensevelissant pour de bon.
Le marcheur solitaire continua de dévaler la dune comme un escalier sans marche, les talons en avant comme pour maintenir un équilibre précaire.