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  • : desgoutsetdescouleurs
  • : Passionné de littérature, j'écris des nouvelles et autres textes courts. J'ai aussi commis deux romans dont un qui vient de sortir sur Atramenta.net : le long chemin de l'oubli. il est aussi en vente sur Amazon et dans toutes les librairies, digne de ce nom. J'affectionne aussi le dessin,la peinture : Aquarelle-Pastel-Huile, la sculpture sur bois.portraits de leo ferré, brassens. sculpture sur bois
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:22

 

Lili, depuis deux bonnes heures maintenant s'ennuyait à mourir, couchée sur une chaise longue en plein soleil. Elle n'avait même pas eu le courage de prendre un bouquin, non elle avait envie de rien, à part peut-être passer un coup de fil à sa copine Annie, ce qu'elle fit rapidement en prenant son portable.

-         Allo, Annie comment vas-tu ?

-         Oh, pas bien du tout aujourd'hui ma pauvre Lili, j'ai passé une journée affreuse au possible !

-         Que s'est-il passé de si grave encore?

-         Eh bien il m'a de nouveau harcelé toute la journée, pas moyen d'être tranquille deux minutes !

-         T'es bien mal barrée avec celui-là. Dis – moi t'es habillée comment aujourd'hui ?

-         Pourquoi tu me demandes çà ? ben… je suis en mini jupe, tu sais… celle qu'on a acheté ensemble samedi dernier, avec le petit chemisier bien moulant couleur chair qui m'allait si bien !

-         Bé… oui, bien sûr !

-         Bien sûr, quoi ?

-         C'est peut-être là que le bas blesse

-         Je porte pas de bas, mais des collants, tu sais bien je déteste les bas ! je porte le collant résille du style de celui que j'ai acheté l'autre jour en même temps que l'ensemble, pour sortir en boîte avec toi.

-         Toi et l'humour !

-         Que veux-tu dire ?

-         Comment veux-tu qu'il résiste si t'es fringuée comme çà ; tu le cherches, alors plains – toi pas !

-         Mais si je me plains, et encore j'avais mis que le fond de teint, le rouge à lèvres et les faux cils. J'avais pas mis de vernis aux ongles par contre !

-         Remarque à ce niveau tu ne risquais plus rien !

-         En parlant de niveau, il veut toujours que je change d'étage ! il me demande de déménager des paquets de dossiers dans les étages, c'est continuel ! Il me suit de peur que je fasse mal, je suppose ! Il est toujours derrière moi ! Même quand je dois monter sur un escabeau pour les mettre sur de hautes étagères ! Ah çà, il est aux petits soins pour moi ! il va jusqu'a me les passer lui-même, les paquets ! les collègues sont même jalouses, je comprend pas !...                                                               

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:41

 

 

Des mains singulières.

 

Mécanique complexe que le créateur a faite à la perfection, la main est confrontée à tous les dangers.

Les miennes, je les ai dans mes poches constamment, surtout quand je n’ai rien à faire !

Eh oui ! Quand j’attends un train par exemple, je les mets dans mes poches. Si je fumais au moins une sur deux pourrait sortir à l’air libre de temps en temps, mais je ne fume pas, alors !

Remarquez, ce que je dis là, c’est parler pour ne rien dire, je ne prends pas le train non plus !

 

En vérité je ne m’arrête pas souvent. Si, elles pouvaient s’exprimer, elles souhaiteraient peut-être passer leur temps dans mes poches à ne rien faire, qu’à se balader de droite et de gauche constamment. Elles ne rechignent pourtant pas à la tâche qui durant toute une journée peut paraître énorme.

 

Le matin, après avoir enfilé le gant de toilette, je me lave avec la droite, la gauche n’est pas loin, au cas où ! On dirait qu’elle est jalouse. Alors, pour ne pas perdre la face, prétextant que je risque de perdre l’équilibre, elle s’appuie sur le rebord du lavabo ; c’est vrai que tôt le matin l’équilibre peut être instable quelquefois, mais quand même !

 

Mes mains aiment à être propres et nettes. Dans le  cas où je ne puisse pas les satisfaire, elles rechignent à la tâche et si je les oblige à obtempérer, elles cherchent à s’essuyer à tous les bouts de tissus possibles. Un vrai problème dans le métro, où tout, semble sale. Alors, quand c’est véritablement le cas, elles me quittent l’une après l’autre pour s’essuyer au moindre manteau ou blouson se trouvant à proximité ; dans quel embarras me mettent-elles ! Je suis obligé de me confondre en excuses. On ne dit mot, mais on me jette des regards suspicieux qui en disent long.

 

Lorsque la porte du bureau franchie, je suis contraint par habitude de faire la bise à mes collègues femmes, mes mains se sentent brimées et cherchent absolument à rentrer en contact avec l’intéressée, d’où l’étonnement de celles-ci qui pensent que j’ai les mains baladeuses.

Le stress du travail aidant, mes mains sont souvent par effet de mimétisme conduites à quelques maladresses mal à propos. Au restaurant l’autre jour, quand, voulant prendre mon verre emplit d'un grand cru de rouge, ma main glissa sur ses rondeurs, et alla à grande vitesse dans un flot continue, arroser la robe initialement blanche de la collègue se trouvant en face de moi ! Les yeux de celle-ci auraient été des canons de fusil, j’étais mort sur le coup.

 

Que dire de la maladresse, pour ne pas dire de la mauvaise foi, dont elles font preuve lorsqu’elles tapent des chiffres sur ma calculatrice. On les croirait redevable des sommes qui s’affichent ! Mes mains, par délégation à mes dix doigts sont de toute évidence allergiques dès que, suite à quelques chiffres faits de gentilles arabesques et de droites asymétriques, je m’acharne à vouloir y ajouter trop de zéros bien ronds ! Arrivé à la maison, je les sens fatiguées. Elles sont rouges du froid ou du chaud, selon… Alors vient le plaisir pour elles et pour moi du bain bien chaud, dans lequel elles se complaisent nonchalamment.

 

Penser alors, qu’elles sont arrivées au bout de leur journée, ne leur vient même plus à l’esprit. Elles se sentent revigorées, guillerettes, au chaud à se frotter le dos au drap, tandis que la paume et l’ensemble des doigts jouant de souplesse et d’agilité explorent minutieusement l’épiderme soyeux d’une compagne énamourée, effleurant au passage la courbe d’un sein, le galbe d’une hanche… Elles sont ainsi d’une parfaite mauvaise fois, a avoir rechigné toute la journée et accepter ensuite d’œuvrer au repos du guerrier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 13:46

 



Et si nous étions… pigeons !

 

Je marche, je marche, j'en fais des pas, moi je vous le dis ! Tout çà pour picorer quelques miettes par ci - par là, c'est pas une vie. Nous sommes tellement nombreux aussi, faut voir ! Je pense même que nous sommes en plus grand nombre que les touristes, alors pas étonnant qu’ont aient du mal à joindre les deux bouts. Pour bien faire, il faudrait qu’ils nous donnent leurs casse-croûtes, nous mangerions alors à notre faim ! Mais pensez donc, il n'y a que lorsqu'ils ont la pense bien remplie que leurs restes atterrissent sur le sol. Eh, puis il y a ces gens, là, avec des espèces de boites noires, je ne sais pas ce qu'ils font avec ? Bof, çà doit bien servir à quelque chose. Ce n'est pas pour nous compter, nous avons déjà une bague à la patte ! Ils se mettent çà devant le nez et puis d’un coup, y à un éclair, on croirait de l’orage ! Mais ce n'est pas l’orage, puisqu’il ne pleut pas. Quelquefois, Ils maugréaient en tapant du pied, se plaignant avec force exclamation : "elle est ratée, merde" Ils nous embêtent, en plus ! On est obligé de se déranger pour qu’ils ne nous marchent sur les pompes "excusez, les ergots". Ils piétinent même sur les miettes de ce qui devrait être notre festin, par contre, ils évitent de marcher sur les mégots qu’ils jettent sur le sol, tu parles, çà risquerait de coller à leurs chaussures !

Avec leur boite noire qui fait des éclairs, j'ai quand même l'impression qu'ils nous ont attiré l'orage, le vrai. Le ciel s'assombrit drôlement, un grand nuage noir pointe là bas au dessus des maisons. A les voir, je pense qu'ils s'en sont aperçus les bougres, ils gigotent en tous sens, rassemblent leurs sacs, regardent le ciel, tournent la tête à droite et à gauche, parlent entre eux. J'ai l'impression qu'ils ne sont pas tous du même avis. Entre ceux qui pensent qu'il ne va rien tomber et les pessimistes qui prétendent que çà va être le déluge. Il y a beaucoup d'hésitation et puis à la première goûte, d'un même élan, les uns et les autres se carapatent. Les pessimistes avaient raison, ils vont être trempés avant d'avoir pu se mettre à l'abri.

On a plus qu'à en faire autant, ils reviendront bien après l'orage. En tous les cas çà va nettoyer les mégots qu'ils ont laissés par terre.                                                                    On nous accuse de laisser nos fientes partout, mais eux !...                                                 Nous au moins, on fait pousser les fleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 17:41

 

            Elle vient de finir son repas et s’apprête, le temps de digérer, à faire une sieste. Elle en a un peu marre du stress, si en plus, il lui faut manger avec un lance pierre ! Elle ne sait pas ce qu’elle va faire de sa soirée et hésite entre la télé et la lecture. Elle opte pour le petit écran. Lire, c’est moins son truc, bien que, lorsqu’elle boude, elle ne dédaigne pas de ronger son frein sur un bouquin. Elle préfère les histoires toutes faites à la télé. Allongée sur le sol, c’est encore mieux, elle a l’impression d’être dans une salle de cinéma, l’écran fait vue panoramique. Elle vient d’arriver dans le salon. La télé est déjà allumée, dès qu’il rentre du boulot, c’est son premier geste, le deuxième est de s’affaler sur la banquette et même quelquefois de s’y endormir. Faut dire qu’à part çà, il ne fait pas grand-chose et comme ce soir il a bu, il ne dînera même pas !                                                                                                                        Elle ne l’aide pas non plus, son univers est assez grand comme cela, alors si en plus elle devait faire le ménage !

            Il vient de quitter le canapé, sur lequel il était allongé et va se coucher. Elle en profite pour prendre la place toute chaude, le regard rivé sur l’écran.

            Elle a beau aimer les histoires toutes faites, si elles ne sont pas belles on s’en lasse !... Déçue, elle quitte son petit confort et se dirige vers la chambre. Dans le couloir il fait sombre, l’ampoule est grillée depuis quelques jours déjà et il n’a rien fait pour y remédier. Le ménage n’ayant pas été fait non plus, elle se heurte à divers ustensiles hétéroclites qui encombrent le sol, alors elle avance « au petit bonheur la chance » pestant contre cette négligence.

            Un rayon lumineux sort de la chambre dont la porte est restée entrouverte. Elle se glisse subrepticement à l’intérieur. Avant de le voir, elle l’a entendu !... Il ronfle, comme à chaque fois qu’il a but ! Heureusement d’ailleurs, car sinon elle aurait pu penser qu’il n’était pas là. Le lit est défait, mais vide !... Il gît sur le sol, probablement après être tombé. Elle n’en a cure et s’en va se blottir dans les draps. Elle est habituée à ces péripéties nocturnes et de toutes manières, elle n’aurait pas pu le relever ; cent kilos seraient pour elle impossible à bouger, même cent fois moins eut été démesuré. Elle ne sait pas non plus, comment il va réagir, lorsqu’il reprendra sa place dans le lit. Aura-t-il seulement conscience d’une présence à ses côtés ?

            C’est la nuit, par les persiennes entrouvertes, les lampadaires de la rue drainent quelques raies de lumières à l’intérieur de la pièce, malgré cela le sommeil est le plus fort, elle s’endort dans une nuit sans fin… Quelques heures plus tard, Il s’est relevé encore comateux, et, dans un dernier mouvement, cherchant à regagner sa couche il s’y est affalé de tout son poids.

            Au lever, il eut un geste de révulsion lorsqu’il aperçut sur le drap, à l’endroit même où il s’était couché, du sang et le cadavre écrasé d'une souris, qui à son insu, lui tenait compagnie.

 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 17:23

 

Dehors, l'orage grondait et je n'imaginais pas encore que la porte s'ouvrirait s'y violemment. Je crus que c'était la tempête, aussi fus-je bien étonné lorsqu'une frêle silhouette fut propulsée à l'intérieur de la pièce, où elle s'étala de tout son long. Elle paraissait complètement épuisée, Le visage plaqué au sol comme pétrifiée. J'enjambai le corps pour aller fermer la porte et ainsi arrêter le déferlement de vent et de pluie qui commençait à inonder l'entrée de la seule grande pièce de la maison.

Habitué à vivre seul depuis bien longtemps, je fus un peu bousculé par l'irruption de cette créature, que j'aurais facilement décrite en d'autres circonstances, comme une princesse, ou une de ces nymphes qui promènent leur nonchalante apparence dans les défilés de mode, les écrans de cinéma ou de télévision.

 

Aujourd'hui il en était tout autrement. Mon hôte, commençait à se relever péniblement. Appuyée sur ses paumes, elle regarda de droite et de gauche, comme pour prendre connaissance du lieu dans lequel elle venait d'échouer. Elle ne s'était pas encore aperçut de ma présence dans la pièce, et eut l'espace d'un court instant, lorsqu'elle me vit, un tressaillement. Elle s'appuya sur un coude, à demi assise, elle tenta de remettre en ordre avec sa main libre, sa longue crinière blonde. Elle finit après quelques revirements maladroits à se mettre en position assise, rajusta au passage sa robe légère afin d'en couvrir ses cuisses. Elle n'avait toujours pas ouvert la bouche pour dire un mot et reposai, assise sur le sol, ses bras entouraient ses jambes pliées en deux, le menton appuyé sur ses genoux. Son visage était livide.

 

Si mon hôte, avait du mal à comprendre la situation, elle en connaissait probablement la raison, même, si le hasard d'arriver chez moi plus que chez un autre, n'était que fortuit. Je me trouvai dans une position complètement inhabituelle, et, à l'ordinaire hors de ma portée, tant, de par son apparence, elle était à cent lieues de mes fréquentations et de la vie casanière que je menais seul à la campagne. Tout dans sa physionomie posait question et la première : qu'avait-elle fait pour arriver là, à plusieurs heures de route de la première grande ville ? 

 

Plus les minutes passaient, et plus je pris conscience, moi-même, de l'incongruité de la situation dans laquelle je me trouvai. Je ne cherchai pas à me dire : que dois-je faire en la circonstance ? Mais je regardai avec un peu de honte, le sol pas vraiment propre de la pièce et le désordre général qui régnait dans la maison. Au moment, appeler les secours ne me parut pas la meilleure solution, même si ordinairement s'eut été la plus logique, aussi j'envisageai de lui offrir quelque chose à manger. Mes premières paroles n'eurent pas d'échos, elle me regarda d'un air un peu ahuri, bredouilla quelques mots que je ne compris pas. Je dus lui montrer le contenu de la casserole, pour qu'elle accepte d'un  hochement de tête. J'en déduisis qu'elle ne parlait pas français et, qu'aucune explication ne donnera de solution au règlement de la situation. Elle se releva pour venir à table ; c'est là que je m'aperçus qu'elle avait, autre incongruité en ces lieux, des chaussures à talons aiguilles ; un des deux talons étaient cassés et la faisait boiter. Elle prit le parti de s'en débarrasser, se déchaussa et les repoussa sur le côté, ajoutant un peu plus au désordre ambiant, mais à contrario cela me laissa penser qu'elle n'y avait pas, elle-même prêté attention, ce qui me rassura. Elle paraissait affamée, au point que je dû lui resservir une autre assiette de soupe épaisse, qu'elle engloutit avec la même appétence.

Pendant qu'elle était attablée, quelques questions m'assaillirent l'esprit, sans pour autant pouvoir les formuler clairement, et mon trouble malgré notre incompréhension mutuelle devait être visible, si bien, que j'eus l'impression qu'elle épiait maintenant, chacun de mes mouvements. Ainsi, un bruit sourd qu'on ne put identifier, la fit se relever précipitamment de sa chaise et ânonner des mots affolés et incompréhensibles. Elle parut d'un coup, complètement paniquée. Dehors l'orage avait faibli un peu. J'allai à la fenêtre, tirai le rideau pour essayer de voir ce qui avait pu se passer. Aucunes lumières, fussent-elles minuscules n'étaient visibles dans mon champ de vision, il faisait une nuit d'encre.

 

Je ne pouvais pas la laisser repartir ainsi, d'ailleurs, cela ne paraissait pas être son souhait non plus, à ce que je pouvais comprendre de son regard encore angoissé. J'envisageai donc de lui laisser ma chambre, dans la pièce juste à côté. Moi je m'installerai sur la banquette dans ma grande salle. Je  l'invitai donc à me suivre, ce qu'elle fit sans trop d'hésitations et même avec l'ombre de ce que je crus percevoir comme un sourire. Elle fit d'un regard circulaire le tour de la pièce, alla quand même à la fenêtre, et, voyant les persiennes fermées, parue tranquillisée. Je refermai la porte derrière moi et alla donner un tour de clef à celle de l'entrée. J'éteignis les lumières de la pièce, les persiennes n'étaient pas fermées et comme d'habitude, je décidai de n'y rien changer. Debout dans l'obscurité, je restai immobile à observer si, à l'extérieur, il n'y avait rien d'anormal. Le bruit de tout à l'heure m'inquiétait tout de même un peu, car habituellement, il n'y avait guère de passage dans le secteur.  

 

Ne voyant rien, je me couchai sur la banquette et resta longtemps éveillé à l'écoute du moindre bruit, avant de sombrer dans le sommeil. Une voiture s'arrêta non loin de la maison, je l'avais vu arriver de loin, ses phares éclairaient la pièce. Le moteur s'arrêta. Une portière claqua, puis deux. Une personne se dirigea vers la porte d'entrée, l'autre sembla faire le tour de la maison, puis on frappa très fort dans la porte, un moment passa…Je me réveillai en sursaut, tomba de la banquette. J'avais chaud et transpirai à grosses gouttes, la tête me tournai à moitié. Je m'assis sur une chaise proche et me frottai le visage de mes mains pour essayer de me réveiller, me sortir de ce cauchemar, car s'en était bien un !...  

Dehors, il faisait toujours aussi noir et aucune lumière ne venait éclairer l'intérieur de la maison. Il était deux heures du matin, lorsque je me rallongeai de nouveau. Il fallut longtemps avant que le sommeil ne m'emporte, et, quand le jour se fut levé, j'étais toujours assoupi.  

 

C'est à huit heures que je refis surface. La pièce était vide. Mon hôte de la nuit n'était toujours pas levée. Aucun bruit dans la pièce d'à côté ne filtrai.

Je finis de préparer le petit déjeuner. Le café était maintenant prêt à être servi ; ne pouvant attendre, je pris le parti d'aller frapper à la porte de la chambre. Aucune réponse… je recommençai sans plus de résultat. C'est ainsi que j'ouvris la porte et découvris le lit vide, la fenêtre ouverte avait un carreau de brisé. Je me penchai dehors, une moitié de persienne gisait sur le sol, disloquée. Elle avait dû être forcée.

Je restai tout penaud, à n'y rien comprendre, rien…

 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 17:59
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 11:35
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