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  • : desgoutsetdescouleurs
  • : Passionné de littérature, j'écris des nouvelles et autres textes courts. J'ai aussi commis deux romans dont un qui vient de sortir sur Atramenta.net : le long chemin de l'oubli. il est aussi en vente sur Amazon et dans toutes les librairies, digne de ce nom. J'affectionne aussi le dessin,la peinture : Aquarelle-Pastel-Huile, la sculpture sur bois.portraits de leo ferré, brassens. sculpture sur bois
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:23

Une mer agitée.

 

Quand Jenny tomba du voilier en mer, elle eut le sentiment que ce qui ce passait n’était pas réel…

D’où elle se trouvait, Jenny crut apercevoir, au loin, le voilier qui tanguait dur. Pendant un moment, elle chercha du regard si quelqu’un était encore à bord, mais elle ne voyait rien, c’était bien trop loin. Il faut dire que c’était très agité ! Ne sachant pas nager, elle paniqua, se débattant comme elle pouvait, brassant l’eau de ses bras, de ses jambes, mais la houle la submergeait, la renvoyant encore plus loin. L’écume commençait à se former de ci, de là. Elle dut même à certains moments fermer la bouche pour ne pas en ingurgiter ! Plusieurs fois, elle eut la sensation de heurter des objets, sans pouvoir les identifier avec certitude, car elle avait bien du mal à garder les yeux ouverts, le contact avec l’eau les lui brûlait. Elle avait le sentiment que ses membres s’engourdissaient et la rendaient incapable de bouger. Elle était inévitablement entraînée vers le fond…Tout dans sa tête tournait, elle revoyait sa vie défiler… son fils, son fils surtout… elle crut même l’apercevoir en train de nager plus loin devant…il savait nager, ça ne l’étonna pas ! L’étonnement fut de le voir briser sur un rocher, le flacon de lavande qu’il avait à la main… il n’aimait pas cette odeur, elle avait oublié… Et puis, il y eut ensuite, ce tourbillon qui l’apeura, tout devint trouble… le parfum de lavande lui monta aux narines, puis une brise glacée… et dans un ultime tressautement très désordonné, elle se débattit violemment, chercha à s’agripper à ce qui se trouvait là… Le bord de la baignoire et d’atterrir sur le dallage froid de sa salle de bain.

En se retournant, elle se trouva toute penaude. Le petit voilier que son fils avait laissé traîner, flottait la quille en l’air, dans l’écume du dernier bain moussant à la mode. Sur le sol, une bouteille de lavande gisait en morceaux et les fenêtres ouvertes laissaient passer un courant d’air frais, qui finissait de la remettre dans la réalité.

Elle s’était endormie pour la ixième fois dans sa baignoire…

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:20

Tournée en buis, cette cuillère à miel vous ferait saliver

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:19

Cerisier

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:16

L'épine noire

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:14

une simple histoire d'oeuf

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:33

Un nouveau plateau peint à l'acrylique.

 

 

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La photo est un peu bancale, plus facile à peindre qu'à photographier !

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 09:06

Ce plateau a été peint à l'acrylique 

Le modèle, vous l'avez probablement reconnu, est le tableau "les Iris" de VAN GOGH.

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 23:09

Le bonheur est chose fragile.

 

 

 

Notre homme était encore profondément endormi lorsque son réveil sonna, il était 9 heures !

Depuis plusieurs mois, le chômage l’avait réduit à tourner en rond dans un petit studio de vingt mètres carrés. Le confort y était rudimentaire. En dehors du nécessaire pour faire un peu de cuisine, un petit lit à une personne, une table en bois blanc et un vieux fauteuil en rotin élimé, c’était tout ce qu’il avait réussi à conserver. Force de la loi, tout ou presque, lui avait été saisi. Trop de dettes …

Il désespérait de trouver du travail, alors tous les matins, il compulsait les petites annonces du journal local. Comme tous les matins, Il enfila son pantalon et sa chemise, mais resta nu-pied. Il avait pris cette habitude, depuis qu’un voisin, avec qui il avait longuement discuté, lui avait vanté la méthode pour rester en bonne santé !

Ainsi, il se dirigea sans hâte vers la porte d’entrée, la boite à lettre y était encastrée. Avant même de l’ouvrir, il tira le rideau le masquant de la rue, jeta un œil dehors. Un frisson lui parcourut le dos, de la nuque au bas des reins, les voitures étaient recouvertes de givre et des stalactites de glace pendaient des gouttières du voisin. Pas étonnant se dit-il le ciel est bleu !

 À ce spectacle, il eut un sourire de contentement, il avait fait le bon pronostic ! Si seulement il en était de même pour le boulot. En pensant boulot, il songea qu’il n’avait toujours pas ouvert la boite aux lettres, trop occupé à regarder au dehors. Le journal en main, il alla prendre ses aises dans son fauteuil, levant les jambes à bonne hauteur pour ensuite, les croiser avec décontraction sur la table.

Le 17 de ce mois, ça fera un an qu’il est au chômage ! Il eut beau éplucher toutes les annonces, aucune ne correspondait à son profil ! C’était vrai que « saute-ruisseau » n’était pas une profession très courante ! Arpenter les boulevards, pour aller porter les problèmes au domicile des gens, n’était pas chose facile, mais avec son dernier patron le travail était devenu infernal, il avait toujours la main à son chronomètre et ne cessait de le harceler pour qu’il en fasse plus. Notre homme avait alors donné sa démission, épuisé, lassé de ne livrer que le malheur et les problèmes aux autres. La dernière fois qu’il avait « sévit », c’était à l’encontre d’un type qu’il crut de son âge, il n’avait pas vraiment su, avait-il cherché à savoir d’ailleurs ? Il habitait une pauvre cabane en périphérie de ville. Il semblait vivre avec sa fille, c’était du moins ce qu’il avait supposé, mais la situation inextricable dans laquelle il l’avait trouvé, l’avait laissé pantois. Pourtant il en avait vu d’autres !

Mais là, cette pauvre gamine enturbannée d’un bonnet et d’un polaire qui lui remontait au dessus du nez, pour se protéger du froid, son pauvre doudou : un petit chien à roulettes qu’elle avait installé sur ses genoux, lui fit mal au cœur. La seule richesse qu’ils devaient avoir à eux deux, était un petit collier probablement de piètre valeur, avec en médaillon un petit cœur avec des initiales : VAL !  Il avait laissé le papier officiel, bien forcé, c’était son travail. Mais il avait eu bien du mal à les abandonner. Avant de partir, il avait même sorti de sa poche de manteau, la pomme qu’il emmenait toujours sur lui, au cas d’un petit creux. Il referma la porte de clôture qui était faite de bric et de broc, tenant par des ficelles et de vieilles charnières rouillées. Il salua de la tête le père, jetant un dernier regard à la petite fille, il lui demanda : ton prénom, c’est Valérie ? Il reçut un sourire…

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:26

Les coquelicots.

 

Devant son chevalet, le peintre était soucieux. Il avait beau se lisser la barbe, comme il avait l’habitude de le faire à l’apparition d’une anomalie, rien n’y faisait. Ces sacrés coquelicots ne rendaient rien, ou tout au moins pas ce qu’il en espérait. Les taches plus ou moins clairsemées qu’il avait peintes pour les matérialiser, ne lui donnaient vraiment pas satisfaction. L’impression de vallonnement, qu’il devait donner à la composition, n’y était pas. Faire des semis sur un tableau, l’avait d’ailleurs toujours agacé, mais là, trop c’était trop ! Il était passablement énervé de cette situation, au point qu’il n’aurait supporté, à ce moment, aucun commentaire sur son travail et pourtant…

 

Les gens pensent que c’est chose facile. Mais, lorsque l’on peint des semis comme ceux-là, le hasard disparait le plus souvent, pour laisser place invariablement à l’envie de les ranger en quinconce, c’est plus naturel, c’est aussi plus moche ! Bien sûr, il sait que compte tenu de la perspective, ceux du premier plan sont plus détaillés que ceux au fond du tableau, ça il maîtrise ! Du coup, il laisse les coquelicots, il y reviendra plus tard ! Il va peindre l’ombrelle, la femme et l’enfant du premier plan. Il attaque ensuite le ciel. Ah ça, il aime les ciels ! Surtout quand il y a des nuages, d’ailleurs s’il n’y en a pas, il en met systématiquement ! Puisque pour lui, peindre des ciels unis, lui donne l’impression de peindre les murs de sa chambre ! En prenant du recul avec son travail, il observe de nouveau ce qu’il a fait... Il n’est toujours pas prêt à peindre les coquelicots, alors il se met à peindre les arbres. Ces taches sombres qui marquent l’horizon scindent en deux la composition et viennent de marquer la perspective, il le sait, il le sent…!

 

Il vient, avec ces arbres sombres et grossiers plantés en plein milieu du décor, de se retrouver avec sa peinture. Il pensait l’instant précédent avoir tout raté, mais ça revient, il se sent plus à l’aise ! Il passe donc aux touches rouges des fleurs de coquelicots, ses gestes deviennent frénétiques rajoutant de ci, de là du volume, le brossant de touches multiples, il alterne les couleurs, au point d’oublier les deux personnages, qui sur son modèle, en haut à gauche, semblent suivre un chemin imaginaire. Il les peint avec soin, ça y est, ce coup-ci, il pense avoir terminé ! Il se pose un instant, décide de prendre du recul, quelques longs pas en arrière, sans regarder où il mettait les pieds, il trébuche…il a oublié qu’une chaise trônait là, il s’y retrouve assis, un peu surpris…

 

Il a la sensation d’être à ce moment là, très bête, ridicule même. Mécaniquement, il se retourne guettant dans le vide de la pièce un éventuel regard indiscret, mais il n’y a personne…à part Claude Monet qui sur un poster géant affiché au mur derrière lui, dresse vers son admirateur, copieur, un regard ombrageux semblant lui dire : ce n’est pas parfait… il doit manquer quelques coquelicots !

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 11:18

Satanés haricots verts

 

Je les avais toujours détestés, pourtant les gens disaient d’eux, qu’ils étaient comme les autres, ni plus, ni moins ! Moi, je les exécrais, surtout le dimanche soir ! C’était pourtant le mets favori de ma grand-mère. Ils étaient entreposés à la cave et lorsqu’elle en revenait, elle tenait le bocal entre ses deux mains, avec tellement de précautions, qu’on eut dit des trophées. Dans cette cave, ils y étaient rangés avec ordre et étiquetés avec rigueur. Ses monticules de bocaux qui couvraient les étagères étaient pour elle la vraie richesse, celle de ne jamais manquer ! C’était aussi pour elle, l’occasion de se simplifier la vie ce jour là, ainsi le menu était vite trouvé et comme ma propre mère était plus experte à l’aiguille à coudre qu’aux fourneaux, nous devions bien nous y résoudre.

Ma grand-mère n’était pas une femme nonchalante, elle était sans cesse occupée à quelque chose. Elle passait ainsi tous ses dimanches après-midi devant les fourneaux pour nous faire de bons gâteaux qu’encore chaud, il m’arrivait de consommer. Elle voyait bien, du coin de l’œil mes chapardages et en était certainement bien consciente, car contrairement au Christ, elle ne pratiquait pas la multiplication des pains et le plat aurait du être à la fin plus que remplit. Elle me le faisait d’ailleurs remarquer par des bruissements divers, j’étais découvert ! Mais rien ne pouvait stopper ma gourmandise, pas même ses doux reproches, elle avait au moins la satisfaction d’avoir fait plaisir à quelqu’un, me disais-je hypocritement !

 

Le dîner du dimanche soir arrivant, elle n’appréciait guère que l’on fasse la grimace devant son menu si amoureusement préparé. Moi, je les trouvais fades, en plus, ils avaient le don de me donner le cafard, ses satanés haricots verts. Eh oui ! Le lundi était jour d’école et ça passait encore moins bien que ces trucs plus ou moins longs, souvent pleins de fils et d’un vert tellement moche, qu’ils ne pouvaient même pas porter chance ! Elle s’était pourtant donné tant de mal aux beaux jours pour les cueillir et ensuite les équeuter, au point d’en avoir le dessous des ongles douloureux !

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